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A la fois une danse, une lutte, un jeu, la Capoeira est née de l’extraordinaire rencontre (contrainte et forcée) entre les différentes cultures africaines sur le territoire du Brésil durant trois cents années d’esclavage. Sous sa forme dansée, chantée et inoffensive aux yeux des maîtres et des surveillants, ce rituel était en réalité une véritable préparation au combat. Combat contre les oppresseurs pour leur liberté. Combat des plus faibles et des plus démunis contre les plus forts. Longtemps interdite et réprimée, même après l’abolition de l’esclavage, la Capoeira ne sera autorisée par le gouvernement brésilien qu’en 1937. A cette date, le célèbre Mestre Bimba obtient l’autorisation de pratiquer la Capoeira ainsi que la reconnaissance officielle de son académie. Il sera l’un des premiers à faire de la Capoeira son métier. Mestre Bimba est le fondateur de la Capoiera Régional. Il fait subir de profondes modifications à la Capoeira traditionnelle en imposant à ses élèves une discipline stricte et en changeant les rituels (tenue, grades, baptême). Son style est axé sur la notion de technique de combat, il s'inspire d'autres arts martiaux et élabore des séquences particulières. En opposition, les capoeiristes traditionnels de l'époque, avec à leur tête Mestre Pastinha, désirent conserver l'héritage des esclaves d’Angola qui ont créé la Capoeira. Ils la nomment Capoeira Angola.
La Capoeira Régional prend un essor considérable dans les années 1950-1970 avec le développement du tourisme. La Capoeira Régional est technique et spectaculaire, elle permet de travailler la vitesse, les réflexes, la souplesse et l’agilité des capoeiristes. Différents jeux (jogo), soutenus par des rythmes instrumentaux (toques), composent la Capoeira Régional :
La Capoeira Contemporaine née dans les années 1970, elle allie la Capoeira Angola et la Regional, ainsi que le style acrobatique apporté dans les années 50-60. Notre groupe, Cadencia Capoeira, pratique la Capoeira Contemporaine, avec pour influence majeure la Régional.
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